«Qui suis-je?» – Avec Stromae, «Formidable» et «Papaoutai»

Où il en va de ce que nous sommes et de qui nous sommes…

Qui a donc dit que nous étions «forrrmidables»?
Vous vous croyez Beaux? Saints ou plutôt Singes?
Mais, vous êtes-vous vraiment regardés?
C’est quoi vos victoires, c’est quoi ce que vous cherchez?

Osez-vous être lucides?

Et que sont nos pères et mères?
Dis papa où t’es-tu caché? ça fait au moins mille fois que j’ai compté mes doigts?

Comment s’y prend-on pour faire un papa…?

Comment fait-on pour devenir un Homme, pour devenir humain?

Stromae

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Interview

«Arrêtons de croire qu’il n’y a que l’anglais. Le français est une langue qui sonne aussi bien. C’est ma culture, je la défends. Je suis un Belge qui a grandi avec la langue française, un peu de flamand et tout mon belgicisme. Les gens n’ont pas envie de voir un Belge qui se prend pour un Américain. » — Stromae

«Quand je dis que personne ne sait comment on fait des papas, c’est vrai. Je n’ai pas la réponse à cette question. Tous les papas se cherchent, tentent de faire de leur mieux .» –Stromae

Et vous, avez-vous une réponse à cette question: «Comment s’y prend-on pour devenir humain ? »
Textes, chansons, poèmes, récits, etc., bienvenus…

— Jean-François Habermacher avec la complicité de Lou

Accompagner…

Par Ariane Baehni, enseignante au Séminaire de culture théologique.

Devenir pasteur, c’est revêtir une fonction qui, comme un vêtement inhabituel, demande à être retouché, apprivoisé et habité. Pendant ces premiers mois, je découvre qu’être pasteur, c’est d’abord bénéficier d’une confiance inouïe de la part des êtres humains rencontrés. C’est incarner une personne ressources qui cristallise le besoin de se dire en vérité. Cela ne pas toujours de soi.

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Le centaure ou le dinosaure

Par René Blanchet

Pendant une période de sa vie, Khalil Gibran (1883-1931) a peint des centaures. En effet, ce poète, mondialement connu pour Le prophète (1923), était également peintre. Cèdres Formation avait consacré un cours à cet écrivain d’origine libanaise, dont l’œuvre écrite en arabe, puis en anglais, consiste essentiellement en collections de paraboles et de contes, fortement imprégnés de spiritualité chrétienne. Dans son appartement de New York, Khalil Gibran brûlait la chandelle par les deux bouts, peignant pendant le jour et écrivant pendant la nuit.

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La Sainte-Chapelle

Par Marianne Rapin.

Un petit séjour projeté à Paris : un vrai bonheur, un délassement et un changement d’air bienvenus. Je feuillette le Guide vert de la ville lumière (… toute publicité mise à part, c’est un excellent compagnon de voyage) afin de déterminer mon point de chute. Le choix se porte sur le 1er arrondissement, situé dans le cœur historique de la capitale, quartier mythique s’il en est, abritant entre autres le Palais du Louvre, la colonne Vendôme, le jardin des Tuileries, l’arc de triomphe, la Conciergerie et la Sainte-Chapelle.

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Des limites à tenir

Par René Blanchet

Les banques font d’énormes efforts, paraît-il, pour adapter leur organisation et leur stratégie aux nouvelles exigences, restrictives, du législateur. Nous imaginons sans peine, en effet, le dur travail auquel s’adonnent, dans leurs bureaux, les cadres, les juristes et jusqu’aux programmeurs, pour qu’au final le plus grand écart possible soit trouvé entre la lettre et l’esprit de la loi !

Peut-on moraliser la finance ? Certains en doutent, comme le philosophe André Comte-Sponville, qui considère ce secteur comme un système foncièrement a-moral et dont le fonctionnement ne peut être guidé que de l’extérieur, par les décrets de l’Etat. D’autres sont plus conciliants, estimant que la finance a pour but, en principe, de servir la société et qu’on peut trouver, à l’intérieur des entreprises, à tous les échelons, des personnes responsables, conscientes de la nécessité de choisir entre ce qui est bien ou mal.

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La force de l’écologie réside dans sa spiritualité

Référence à notre rencontre du Club Cèdres du 29.04.14 sur «Théologie de la création et spiritualité écologique» (ou écospiritualité). Une réflexion sur la compatibilité des spiritualités impliquées dans les divers courants écologistes et celle qui découle d’une théologie de la création.

Par René Blanchet

Au-delà des mesures d’ordre technique

Une unanimité toujours plus forte s’établit pour reconnaître la réalité des problèmes environnementaux et les dangers, déjà constatés ou encore inconnus, qu’ils font planer sur la vie de notre planète. Ces maux seraient cependant faciles à juguler s’ils ne correspondaient pas à une flambée consumériste de la population, à l’exploitation systématique des inégalités dans le monde de la part des plus forts, à une hypertrophie de la sphère financière, à la persistance d’une idéologie du progrès et de la croissance infinie, à la croyance que le bonheur est synonyme de bien-être matériel.

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Veilleur, où en est la nuit?

«Ne racontez pas ce qui est arrivé au matin de Pâques.
D’ailleurs, qui parmi vous pourrait le savoir?
L’acharnement à vouloir aussi bien prouver que nier
l’historicité de Pâques est aussi douteux que suspect.
Parlez plutôt de cette lumière qui peut éclairer nos nuits.
Evoquez ce qui vous est arrivé à partir de là.
Vivez quelque chose qui peut m’arriver à moi aussi…».

D’après Gérard Rolland, La condition passagère

Décidément, la symbolique pascale est redoutable. En témoigne l’étonnante facilité de bien des discours chrétiens, où le plus inouï tombe dans la banalité, laissant stupéfaites ou exaspérées les oreilles quelque peu exigeantes. Parce qu’elle a pu signifier, à travers les âges, aussi bien l’exaltation de l’au-delà (une garantie d’immortalité!) que la prestation compensatoire à une vie de misère et d’effroi (l’opium du peuple!), Pâques s’expose au soupçon de projection et d’illusion du désir. Le récit pascal, trop beau pour être vrai, ne serait-il alors qu’une façon de domestiquer le tragique de la mort et de déserter la réalité humaine?

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Rameaux 2014 – billet d’un père à sa fille

Par Jean-François Habermacher, directeur des Cèdres, capitaine débutant et… papa!

 

Chère Lou,

Je me réjouis que tu aies choisi de confirmer aujourd’hui le sens de ton baptême. Qui rappelle, à chacune et chacun, croyant-e ou non, que ce qui se tient en amont, en aval et au cœur de nos vies, c’est une promesse de Vie et de Bonté. Cette promesse, tu le sais bien, n’est pas une évidence objective — ni non plus d’ailleurs, le point de vue inverse qui dirait que tout ce qui est vient de nulle part et va vers nulle part. Cette Promesse qui accompagne toute existence n’est cependant pas une promesse en l’air. Elle n’est pas sans effet. C’est une promesse solide, efficace, sur laquelle tu peux prendre appui. Si elle ne se prouve pas, elle peut cependant s’éprouver dans nos vies. Elle nous donne, par exemple, le courage de vivre, le courage d’être qui nous sommes. Elle donne l’élan dont nos vies ont besoin pour grandir et se développer avec confiance et espérance…

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Pourquoi un blog? ou Devenir blogueur!

Créer un blog, bonne blague! C’est ce que je me suis toujours dit, aussi bien d’un point de vue personnel qu’en tant que responsable d’un organisme de formation d’adultes, jusqu’à ce jeudi 10 avril, jour où le blog de Cèdres Formation fut lancé à l’eau. Avec un équipage plutôt solide, au pied marin et à l’estomac bien accroché: «Heureux et fiers d’y être matelots…» Cette joyeuse équipe de collègues bienveillants, riches d’expériences et de savoir-faire, de passion et de réalisme, de persévérance et de conviction, réussit, finalement, à me persuader: «Allez, jette-toi à l’eau!».

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Le blog de Cèdres Formation